Arrêté à 15 ans en Afghanistan, Omar Khadr était le plus jeune détenu de Guantanamo, où il est resté enfermé pendant 10 ans. Ce Canadien d'origine pakistanaise a été libéré ce jeudi. Malgré l'opposition du gouvernement conservateur du Canada, la justice a ordonné la libération ce jeudi du Canadien Omar Khadr, le plus jeune détenu de Guantanamo. Capturé à l'age de 15 ans en Afghanistan, le gar?on d'origine pakistanaise a passé 13 ans en prison, dont 10 à Guantanamo. "Je suis heureux, incroyablement heureux, cela a pris tellement d'années pour en Nike Tn Pas Cher arriver là, s'est réjoui son avocat, Dennis Edney, à la sortie du tribunal d'Edmonton (Alberta, Canada). C'est un beau jour pour la justice". L'avocat va héberger Omar Khadr, une domiciliation qui était nike tn hat for sale l'une des conditions de sa remise en liberté. Bracelet électronique et couvre-feu Les conditions de sa libération conditionnelle comportent une caution de 5000 dollars, soit nettement moins que les 100 000 dollars réclamés par le gouvernement. Omar Khadr devra également porter en permanence un bracelet électronique, un couvre-feu lui est imposé et ses déplacements sont circonscrits à la province d'Alberta, où réside son avocat. Ce dernier a offert de financer les études du jeune homme dans une petite université catholique d'Edmonton. Omar Khadr a été capturé par les forces américaines en Afghanistan en 2002 et accusé d'avoir tué avec une grenade un sergent américain. Il a été transféré à la prison américaine de Guantanamo, à Cuba, où il est resté incarcéré pendant 10 ans. En 2010, un tribunal spécial de l'armée américaine l'avait condamné Chaussures TN à huit ans de prison pour ce meurtre. L'ONU avait condamné la procédure: "Le cas d'Omar Khadr va établir un précédent qui pourrait mettre en péril le statut d'enfant-soldat à l'échelle de la planète", avait déclaré Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés.
jeudi 7 mai 2015
Nike Tn Pas Cher Une enfant de 6 ans est morte d'hypothermie
Une enfant de 6 ans est morte d'hypothermie, jeudi 7 mai, à bord d'un navire-h?pital espagnol, quelques heures après le naufrage du voilier qui transportait ses parents et son frère, dans l'océan Atlantique, Nike Tn Pas Cher au large des A?ores. Francetv info revient sur les circonstances de ce drame. Dans quelles conditions a eu Tn Pas Cher lieu le naufrage ? Le Rêves d'O, qui battait pavillon fran?ais, a coulé dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 mai à 550 milles nautiques (1 000 km) au sud-ouest de l'archipel portugais des A?ores. Les conditions météorologiques étaient défavorables, avec des creux de 5 m. "La mère et le fils de 9 ans avaient réussi à se hisser sur le radeau de survie" et ont été secourus dans la nuit, vers 2 heures, par un navire marchand hongkongais, a déclaré le commandant Paulo Vicente, porte-parole des forces navales portugaises. "Sophie, 37 ans, et Hugo", devaient être ensuite transférés sur un navire h?pital espagnol, selon un porte-parole de la marine portugaise, cité par Ouest-France. Flottant dans leurs gilets de sauvetage, "le père, Claude, et sa fille Ines, 6 ans, ont été repérés plusieurs heures plus tard, par un avion de l'armée Nike Air Max de l'air portugaise", précise Ouest-France. Ils ont ensuite été récupérés par le navire-h?pital espagnol. La petite fille, qui avait passé sept heures dans une eau à 21°C, est morte d'hypothermie, peu après midi. D'où était partie la famille ? Un blog retra?ant le parcours de cette famille, qui avait décidé de faire un tour du monde à la voile, était régulièrement mis à jour. Sur le dernier billet, datant du 22 avril, les parents confiaient leur décision de revenir à La Rochelle (Charente-Maritime), leur point de départ. Ils avaient quitté les c?tes vénézuéliennes, ne les jugeant pas s?res, pour rejoindre la ville fran?aise.
Nike TN Tous les yeux sont tournés vers le Qatar
Tous les yeux sont tournés vers le Qatar. Et pas uniquement pour la signature de la vente des Rafale ce lundi par Fran?ois Hollande. Mais aussi pour le potentiel énorme qu'il représente, avec les autres monarchies du Golfe, pour notre industrie touristique, "érigée en cause nationale" par le chef de l'état en ao?t 2013. Et pour cause, les Qataris sont d'excellents Nike TN clients pour la France. "Ils restent environ dix jours par séjour, reviennent plusieurs fois et en famille, composée de 5 à 12 personnes en général" explique Karim Mekachera, directeur de zone Moyen-Orient et Turquie pour Atout France, l'organisme fran?ais chargé notamment de la promotion touristique. à LIRE AUSSI >> Pourquoi la France arrive (enfin) à vendre ses Rafale ? Et ces touristes du Qatar, sont dépensiers, très dépensiers : "entre 3500 et 4000 dollars par jour et par personne, soit 7 à 8 fois plus qu'un touriste européen". Pour séduire cette clientèle des pays du Golfe, 60 opérateurs touristiques de l'Hexagone ont fait le déplacement à Duba? les 1er et 2 mai, pour une opération baptisée Marhaba 2015. Objectif, faire notre promotion et décrocher des contrats auprès des tour-opérateurs de la région en vingt minutes chrono. Et à c?té des destinations très installées que sont Paris et la C?te d'Azur, certains tentent d'émerger, à l'image du Bordelais, du Pays Basque, de la Bretagne ou de Lyon. Car, c'est l'enjeu de Karim Mekachera : "Montrer la France dans sa diversité, qu'elle devienne une marque comme le sont déjà Paris ou Cannes". à la condition d'avoir une offre h?telière à la hauteur : cinq étoiles ou rien. Ou presque, à l'image de l'h?tel California qui n'a "que" quatre étoiles mais peut compter sur son adresse. "Nous sommes sur les Champs-Elysées, et du bon c?té, c?té soleil, raconte Clarisse Thiry, directrice. Pour eux, c'est les Champs-Elysées, alors que les chinois ou japonais préfèrent l'Opéra". Là, ils peuvent tout faire à pied : aller aux boutiques Disney, Sephora, Vuitton, ou au Lido, qui vient d'inaugurer sa nouvelle revue, Paris Merveilles. Encore plus parisienne, avec du french cancan pour la première fois. Une clientèle plut?t shopping que culture Le groupe Barrière, propriétaire du Fouquet's, est lui aussi aux petits soins d'une clientèle très exigeante, impatiente et qui souhaite rester discrète. "C'est notre savoir-faire. Nous avons de la mémoire mais peu de souvenirs" explique joliment Pascal Visintainer, directeur marketing et commercial. De la mémoire pour conna?tre la fermeté du matelas ou la température de la chambre souhaitées, les go?ts musicaux, les journaux préférées ou encore les boissons consommées dans le mini-bar. "Et souvent, ils demandent des chambres calmes, car ils vivent la nuit". Ce qui suppose de s'adapter à leur rythme de vie. "Ils se lèvent entre midi et 14h, demandent alors un petit-déjeuner, avant de sortir de l'h?tel vers 17h, heure à laquelle il fait moins chaud chez eux" confirme Clarisse Thiry. EN SAVOIR + >> Le Grand Paris, "leader mondial" avec 47 millions de touristes Et là, direction les magasins plut?t que les musées. D'où leur demande de pouvoir ouvrir plus tard le soir, bien plus que 21h, notamment sur les Champs-Elysées. Pas question de passer à c?té de cette manne. Le Printemps, les centres outlet One Nation ou La Vallée Village l'ont bien compris en faisant le déplacement à Duba?. Et en adaptant leur offre. Le premier, situé à proximité de Versailles, en reproduisant les Champs-Elysées et des jardins à la fran?aise, comme dans le centres commerciaux gigantesques de Duba?. Le second, en proposant des "personal shoppers" et des salons VIP voire super VIP, avec des patisseries signées du traiteur Noura. Les deux se félicitant d'être ouverts le dimanche, jour travaillé dans les pays du Golfe. Un sentiment d'insécurité Autre condition : accélérer les formalités administratives, pour des touristes qui se décident souvent à la dernière minute, quelques jours avant le départ. A charge donc aux ambassadeurs de délivrer des visas plus rapidement. Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, à qui la promotion touristique est désormais Nike Requin rattachée, a demandé que les résidents des pays du Golfe les obtiennent en moins de 48 heures. "Nous sommes à 36 heures" se félicite Michel Miraillet, ambassadeur de France auprès de l'Etat des Emirats arabes unis. Quant à son nouveau r?le de VRP de la France, il l'assume parfaitement : "Cela tombe sous le sens. Il faut aller chercher les touristes qui dépensent, qui consomment, c'est mon objectif économique. Il faut se relever les manches", explique-t-il, faisant le parallèle avec les ventes de Rafales. Mais la France doit aussi progresser en matière de sécurité. "Dans les pays du Golfe, la sécurité est totale. Les touristes recherchent les mêmes conditions sécuritaires en France" nous raconte l'ambassadeur, qui collabore étroitement avec le préfet de police de la région Ile-de-France. "L'attaque du convoi d'un prince Nike TN saoudien à Paris en ao?t dernier a beaucoup marqué les esprits ici, cela a laissé des traces" selon Pascal Visintainer. "Nos clients sont préoccupés par le port du voile qui semble mal per?u, ce qui les met mal à l'aise" explique par ailleurs Feroz Khan, du tour-opérateur saoudien Lots of Hotels. Avec en substance le sentiment "que les Fran?ais n'aiment pas les musulmans" décrit Pascal Visintainer. Qui résume en deux mots ce qui s'apparente à un défi : "rendre confiance".
mercredi 6 mai 2015
François Hollande pour demander le retrait du texte porté par Najat Vallaud-Belkacem
TN Pas Cher Les opposants à la
réforme du collège passent à l'offensive. 152 parlementaires de droite et du centre ont adressé mercredi 6 mai une lettre à François Hollande pour demander le retrait du texte porté par Najat Vallaud-Belkacem. C'est Bruno Le Maire, député UMP qui est à l'origine de l'initiative. Pour lui, cette réforme est un "nivellement par le bas, un renoncement. Comme on n'arrive pas à tirer les élèves vers le haut, Tn Requin comme on n'arrive pas à leur apprendre des choses qui sont difficiles, on remplace par des apprentissages comme la sécurité routière ou l'environnement".
Soutien de François Hollande
Même à gauche, des voies s'élèvent contre la réforme. Julien Dray, vice-président de la région Île-de-France, juge qu'il faut "reprendre" le texte, et Ségolène Royal refuse qu'il provoque "un conflit politique". Face aux critiques, Nike Air Max François Hollande soutient son ministre et refuse de revenir sur le projet.
les femmes journalistes se heurtent au sexisme d’élus et de responsables politiques
Nike Tn Trop souvent encore, les femmes journalistes se heurtent au sexisme d'élus et de responsables politiques. 40 d'entre d'elles décrivent et dénoncent propos déplacés et mains baladeuses dans le texte manifeste que «Libération» publie.
Nous ne sommes pas la Génération Giroud. Au tournant des années 70, la cofondatrice et rédactrice en chef de l'Express, première femme à diriger un grand hebdomadaire généraliste, avait mis le pied à l'étrier d'une flopée de ses jeunes et belles congénères. Entre cliché machiste et efficacité éditoriale, Françoise Giroud était alors persuadée que les hommes politiques se dévoileraient plus facilement face à des femmes. Quarante ans plus tard, nous, la génération de femmes journalistes chargées de couvrir la politique française sous les présidences Sarkozy et Hollande, vivons au quotidien cette ambiguïté, souvent entretenue par les hommes politiques.
Aux «Quatre-Colonnes», la petite salle où circulent députés et bons mots au cœur de l'Assemblée nationale, c'est un député qui nous accueille par un sonore : «Ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client.» Ou un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps. Au Sénat, c'est un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté. C'est un candidat à la primaire face à une grappe de micros masculins qui décide de nous répondre un jour d'été «parce que, elle, elle porte une jolie robe». C'est aussi l'étoile montante d'un parti qui insiste pour nous voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir. Dans le huis clos d'un bureau de député, c'est un élu dont les avances ne s'arrêteront qu'avec la menace d'une main courante pour harcèlement.
A bord d'un avion pendant la dernière campagne présidentielle, c'est un porte-parole qui nous prend en photo pendant notre sommeil avant de partager le cliché avec le reste de l'équipe. Ou, dans une voiture où cohabitent militants et journalistes, un poids lourd politique qui nous propose d'interrompre le reportage et de filer à l'hôtel. Pour rire bien sûr. Dans une usine visitée au pas de course, c'est un ministre qui s'amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que «ce serait mieux si vous n'aviez rien en dessous». Ou un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes «bronzée vraiment partout».
Tn Pas Cher Sous les dorures du jardin d'hiver de l'Elysée, c'est un membre du gouvernement qui fixe intensément le carnet posé sur nos genoux en pleine conférence de presse présidentielle. Jusqu'à ce que l'on réalise que, ce jour-là, nous portions une robe. C'est un ancien conseiller de l'Elysée qui offre de nous entretenir, faisant miroiter grands hôtels, practices de golf et conférences internationales, au nom de notre «collaboration» passée. A table, c'est un ministre qui plaisante avec nos collègues hommes sur les ambitions des uns et des autres «le matin en se rasant» avant de se tourner vers nous : «Et vous, vous rêvez de moi la nuit ?» C'est un ami du président qui juge les journalistes «d'autant plus intéressantes qu'elles ont un bon tour de poitrine» ou un ministre qui, nous voyant penchée pour ramasser un stylo, ne peut retenir sa main en murmurant «ah mais qu'est-ce que vous me montrez là ?». Et puisque la «personnalité» qu'il était chargé de protéger ose tout, c'est le garde du corps d'un ancien ministre qui récupère notre numéro de portable pour tenter sa chance à son tour.
Il y a aussi les soupirs condescendants qui accompagnent nos interrogations en conférence de presse : «Ça, c'est bien une question de fille.» Les textos - classiques, récurrents, insistants - nous mettant le marché en main : «Une info, un apéro.» Quand ce ne sont pas des invitations à dîner à répétition, si possible le samedi soir. Autant de démarches qui relèvent de «l'humeur badine», de «l'humour potache» ou de «l'art de la séduction à la française». Selon leurs auteurs. A la question «s'il ne fallait retenir qu'un moment de votre première année parlementaire, ce serait lequel», c'est un député qui répond dans la minute «quand vous m'avez proposé un déjeuner». Avant de battre aussi rapidement en retraite : «OK je sors.» Car certains, souvent les plus jeunes, s'excusent de tomber dans les travers de leurs aînés. Une histoire de génération et, peut-être, de mères féministes.
Ni naïves ni caricaturales, nous savons que notre métier implique de construire une proximité et un lien de confiance avec nos sources. Mais force est de constater que nous ne le faisons pas tout à fait comme nos camarades masculins, intégrant les contraintes du sexisme ambiant : pas de tête-à-tête ou le moins possible, des tenues passe-partout et une vigilance permanente pour conserver le vouvoiement afin de maintenir ainsi la bonne distance entre un journaliste et son sujet.
Nous pensions que l'affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes, symboles de la ringardise citoyenne et politique, étaient en voie d'extinction. Las. Bien sûr, ces manifestations de «paternalisme lubrique» (1) ne tombent pas sur nous toutes tous les jours. Une grande partie de l'establishement politique fait montre d'une éthique personnelle et professionnelle qui lui évite les faux pas. Nous avons aussi conscience que nous faisons notre travail dans des conditions extrêmement privilégiées par rapport à la majorité des Françaises, qui peuvent perdre leur emploi ou leur santé parce qu'elles sont harcelées. Et par rapport à nos collègues, beaucoup plus isolées, dans les médias régionaux. Mais le fait que ces pratiques, qui sont le décalque de ce qui se passe tous les jours dans la rue, les usines ou les bureaux, impliquent des élus de la République chargés de fabriquer la politique nous pousse aujourd'hui à les dénoncer. Ils sont issus de toutes les familles politiques sans exception, naviguent à tous les niveaux de pouvoir et n'ont droit à aucune impunité. Comme les autres.
Nike Shox Tant que la politique sera très majoritairement aux mains d'hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires, rien ne changera. Nous aurions adoré pouvoir toutes signer ce texte sans avoir à se retrancher derrière l'anonymat. Mais certaines d'entre nous sont dans des situations professionnelles compliquées et n'ont pas besoin qu'on rajoute de la discrimination à des conditions de travail délicates. Ne pas subir le machisme pour l'avoir dénoncé en quelque sorte. En 2015, ce que nous aurions vraiment aimé, c'est de ne pas avoir à écrire cette tribune.
(1) «Les Mecs lourds ou le paternalisme lubrique», de Natacha Henry, Robert Laffont, 152 pp.,2003.
Une agence du groupe Publicis a interrogé 190 Français des classes moyennes
Tn Nike Une agence du groupe Publicis a interrogé 190 Français des classes moyennes. «Libération» a eu accès à cette étude qui met en lumière trois «dissonances» majeures.
Mettre des mots sur les maux des classes moyennes. «Leurs mots sur leurs opinions, sur leurs sentiments», précisent Véronique Langlois et Xavier Charpentier. A la tête de FreeThinking, «le laboratoire de tendances et d'études qualicollaboratives» du groupe Publicis, ils s'apprêtent à publier «Dissonances. Quand les classes moyennes parlent de la France d'après le 11 janvier, deux ans avant 2017», une étude qu'ils ont menée durant deux semaines pendant la campagne des départementales, auprès de 190 Français des classes moyennes âgés de 18 à 65 ans (1) – et dont Libération a obtenu la primeur (lire le document ci-dessous). S'appuyant sur les 1 220 contributions récoltées en ligne, Véronique Langlois souligne que s'en dégage «une vision âpre et sans concession de la réalité». Et une grande frustration après un scrutin départemental où les électeurs ont jugé leur choix contraint entre «contenir» le FN ou «punir» le gouvernement.
Nike Tn L'étude de Publicis pointe trois «dissonances» majeures, dont «l'intensité» a surpris ses auteurs. La première : «Entre ce que ces Français vivent – une aggravation de la situation de précarité et une France qui continue de glisser dangereusement, d'une façon que certains jugent désormais irréversible – et le discours ambiant autour de la reprise économique qui serait là mais qu'ils ne ressentent pas.» Autre fossé : «Entre la gravité des citoyens et le manque de sérieux des élites, avec un débat politique sans projets et concentré sur quelques personnalités dans la perspective de 2017», regrettent-ils selon Véronique Langlois. Elle évoque aussi le «sentiment d'un déni de démocratie chez des Français qui considèrent que les élus ne remplissent pas le mandat pour lequel ils ont été élus et, même, qu'ils sont carrément des obstacles aux changements urgents que la situation exige».
«DOUBLE FRAGMENTATION»
Cocktail a priori détonnant quand ces mêmes Français des classes moyennes s'inquiètent d'une «double fragmentation de la société, note Publicis, avec une France assistée contre une France qui se bat et une France communautarisée face à une France universelle». Mais «là où on a vu une dissonance plutôt positive, précise Xavier Charpentier, c'est dans la façon qu'ont ces Français d'envisager l'avenir ensemble, de réaffirmer que nous sommes une nation où l'unité dépasse les risques de tensions communautaires». Et Véronique Langlois d'ajouter : «Mais ils disent qu'à un moment donné, il faut un projet qui rassemble les Français au-delà du religieux et du politique.» Et ils n'en voient pas la couleur.
Troisième décalage identifié : «Ces Français ont cru que la manifestation du 11 janvier pouvait, allait changer les choses, marquer un sursaut, leur donner l'occasion de se rassembler derrière un leadership, mais ils n'ont rien vu arriver et, pour la première fois aussi clairement sur notre plateforme, expriment le rêve d'un coup d'Etat citoyen et républicain», met en garde Véronique Langlois. «Les Français que nous avons interrogés ont bien sûr été très marqués, très ébranlés par les événements du mois de janvier et la manifestation du 11 a eu sur eux un effet très notable, poursuit Xavier Charpentier. Mais aujourd'hui, cette France moyenne considère que si elle a fait sa part du travail en descendant massivement dans la rue, la classe politique, la classe dirigeante, n'en a, elle, rien fait de concret.»
la sanction contre Jean-Marie Le Pen est jugée par certains trop sévère
Nike TN Dans le Vaucluse ou le Pas-de-Calais, la sanction contre Jean-Marie Le Pen est jugée par certains trop sévère.
«Laissez les choses se gérer», «pas de précipitation», «attendons de voir». Mardi, les militants du Vaucluse ont multiplié les périphrases pour éviter de réagir à la bombe balancée par les instances parisiennes. L'urgence, pour les troupes, c'est de tenir jusqu'au bureau départemental prévu jeudi, en espérant que leur chef de file, Marion Maréchal-Le Pen, les aide à trancher.
Romain, militant à Entraigues, Nike TN Pas Cher compte sur elle. «Je me rangerai à son avis. Mais elle est dans une situation difficile, elle aime énormément son grand-père.» Pour le trentenaire fraîchement engagé, la figure du patriarche pèse malgré tout.
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