jeudi 4 septembre 2014
Les Sims 4 : la machine à fantasmes relancée
Le jeu phénomène d'Electronic Arts revient dans un quatrième épisode qui continue son évolution plus que sa révolution, avec peu de nouveautés.
"C'est un jeu qui a toujours été un peu bizarre", admet, hilare, Ryan Vaughan, le producteur principal des Sims 4 quand on lui parle de l'apparition des morts absurdes, comme la possibilité de mourir de rire, dans le dernier épisode du plus gros succès d'Electronic Arts sur PC.
Depuis quatorze ans, le jeu créé par Will Wright, déjà papa de SimCity, cultive les paradoxes et se joue des idées reçues. Dans ce véritable bac à sable virtuel, la simulation de vie réalise les fantasmes ou les phobies des joueurs du monde entier, alors que le jeu est souvent raillé pour son manque d'intérêt présumé. Rares sont les joueurs aguerris à oser se vanter d'avoir pris du plaisir à jouer aux Sims. Pourtant, tous les cinq ans, lorsque Maxis lance une nouvelle version, les ventes explosent et le jeu truste le haut des classements pendant des mois.
Et cela est dû à tout sauf au hasard, pour ce jeu aux possibilités décuplées d'épisode en épisode, et qui a su rendre passionnante l'observation d'un quotidien a priori monotone. Relégués au rang de "jeu pour filles" par une communauté de joueurs ayant un problème avec leur virilité, les Sims sont en fait un formidable terrain d'expérience. Créer son double virtuel ou, à l'inverse, un avatar à son opposé, multiplier les conquêtes et les emplois farfelus, passer sa journée à faire la fête ou laisser ses Sims en autonomie complète pendant des jours juste pour voir comment ils s'en sortent, le jeu d'Electronic Arts permet toutes les expérimentations sans risque.
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