jeudi 26 février 2015

Nucléaire : le grand jeu iranien d'Obama

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif se retrouvent une nouvelle fois ce dimanche à Genève. Les adversaires du président américain, ses alliés israéliens et arabes ainsi que certains anciens conseillers redoutent que sa volonté d'arracher un accord a minima sur le nucléaire ne cache le rêve d'un rapprochement avec Téhéran.
C'était en janvier 2014, et le président Obama parlait Iran et Moyen-Orient avec le journaliste David Remnick du New Yorker. Après une année 2013 assombrie par le fiasco de sa politique syrienne et la paralysie du Congrès, il estimait à moins de 50 sur 100 les chances d'un accord sur le nucléaire avec l'Iran. Mais il gardait espoir et ne cachait pas l'importance politique du dossier pour son second mandat. Son souci, expliquait-il, était de trouver «un nouvel équilibre géostratégique, moins turbulent que le paysage de guerre civile, de terreur et de batailles sectaires» actuel.
Sans trop s'avancer, Nike Free Barack Obama semblait caresser le rêve d'un jeu géopolitique fructueux, susceptible de changer la donne au Moyen-Orient. Les «Iraniens ont un chemin pour mettre fin à leur isolement, lança-t-il peu après. S'ils le font, il y a un talent incroyable des ressources et une sophistication… à l'intérieur de l'Iran, et cela serait un pouvoir régional prometteur». Obama laissa même entendre que les États-Unis pourraient coopérer avec l'Iran sur d'autres sujets, en cas de succès sur le nucléaire. De quoi inquiéter Israël et les pays du Golfe…
Y a-t-il un grand jeu inavoué de l'Administration Obama sur l'Iran? Certains, comme Michael Doran, ancien directeur pour le Proche-Orient dans le conseil de sécurité de George W. Bush, en sont persuadés. Cet ex-responsable, chercheur au Hudson Institute, affirme que.

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