La commune de Nike Tn
Pas Cher Villefontaine dans le nord-Isère est sous le choc depuis l’interpellation lundi 23 mars d’un enseignant de 45 ans qui est également le directeur d’une école primaire de la ville.
Il a avoué l’intégralité des faits qui lui sont reprochés en garde à vue. Il a été mis en examen pour "viols aggravés, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans et acquisition et détention d'images pédopornographiques". Neuf plaintes de parents d'élèves, correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans sa classe, ont à ce jour été enregistrées par la justice, mais les investigations se poursuivent pour déterminer si d’autres victimes sont à déplorer. La classe de cet enseignant compte 28 élèves.
Des témoignages accablants
D’après la version donnée par deux des petites victimes présumées, l’homme leur aurait imposé à plusieurs reprises des fellations lors d’ateliers pédagogiques qui se sont déroulés entre décembre et mars, à l’intérieur même de la salle de classe, derrière un paravent installé par ses soins.
Lors d’une perquisition au domicile de l’enseignant, les gendarmes ont mis la main sur un stock de films et d’images à caractère pédopornographique. Le suspect, père de famille, avait déjà été condamné en 2008, justement pour recel d’images pédopornographiques, à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve. TN Pas
Cher Mais à l’époque, la justice n’avait pas jugé nécessaire de prononcer une interdiction d'exercer un travail en relation avec des enfants.
Une ville en colère
Aujourd’hui, la mairie de la commune entend se constituer partie civile à l’encontre de l’auteur des faits mais aussi de l’éducation nationale. Le premier élu, Raymond Fayssaguet est en colère et ne comprend pas comment cet homme a pu devenir directeur d’école sept ans après une condamnation pour détention d’images à caractère pédopornographique.
Colère également des parents d’élèves. Ce mercredi matin, plusieurs d’entre eux se sont réunis à l’intérieur du groupe scolaire pour s’organiser juridiquement. Eux aussi souhaitent savoir comment un tel dysfonctionnement a pu se produire.
Un questionnement relayé par le porte-parole du gouvernement. Stéphane le Foll a estimé ce mercredi qu’il n’était pas "acceptable" que ce directeur d’école ait pu continuer à enseigner avec de tels antécédents.
"Les premières condamnations de cet instituteur datent de 2008. Comment se fait-il que ce professeur, s'il y avait eu ces problèmes-là, n'ait pas été repéré et en tout cas n'ait pas suscité d'enquête ni de mesures prises pour éviter que des problèmes ne se posent ?" s'est-il interrogé.
Ouverture d'une enquête administrative
La ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête administrative "afin de faire toute la lumière sur cette affaire". Pour sa part, l'inspection d'académique de l'Isère affirme qu’elle ignorait tout de la condamnation antérieure de cet enseignant.
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Requin Une cellule médico-psychologique a été mise en place dès lundi et restera en place le temps nécessaire.
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