Les avocats de Patrice de Nike
Tn Maistre et d'Eric Woerth, jugés à Bordeaux pour trafic d'influence, ont attaqué mercredi les conclusions «à charge» des juges d'instruction.
Envoyé spécial à Bordeaux
Le procès de Patrice de Maistre et Eric Woerth, poursuivis pour trafic d'influence dans l'un des volets de l'affaire Bettencourt, s'est achevé mercredi au tribunal de Bordeaux avec les plaidoiries de la défense.
En l'espace de deux journées de débat, les charges ont fondu comme neige au soleil. Pour autant, Me Jacqueline Laffont, conseil de M. de Maistre, ne se repose pas - et elle a bien raison - sur les réquisitions de relaxe argumentées du procureur, prononcées mardi. Méthodique, elle s'en prend au «sommet d'invraisemblance» que constitue, selon elle, cette procédure, insistant sur l'inhabituel emboîtement de l'audience dans le délibéré en cours du grand procès de février pour «abus de faiblesse». Tn Pas Cher Pour Me Laffont, l'accusation repose sur un «postulat» forgé sur des liens de connexité inventés par les juges d'instruction entre des faits réels mais sans rapport entre eux: la remise de la Légion d'honneur à son client, en juillet 2007, et l'embauche par celui-ci, à la même époque, de Mme Woerth au sein de Clymène, le «family office» Bettencourt.
L'avocate fait appel au bon sens en demandant, par exemple: «Si Patrice de Maistre est cet atroce intrigant, à plat ventre devant un ministre (Eric Woerth), aurait-il fait partir sa femme de chez Clymène en 2010?» Elle retrace l'historique de la fameuse Légion d'honneur pour montrer qu'il n'y a rien de suspect dans celui-ci, pas plus que dans le processus qui verra Mme Woerth s'imposer comme candidate naturelle à un poste important chez Clymène, Nike Shox alors que son précédent employeur lui proposait une.
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